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lundi, 10 novembre 2008

Je crois que je suis...

une grande stressée de la vie...

Bon ok je crois pas, je sais que je suis!

Pourtant j'ai pas l'air, j'étais une joueuse de flagball cool, qui regardait le jeu se dérouler et qui était grâce à ça souvent au bon endroit au bon moment...

Je suis sûre que certaines personnes me trouvent même parfois apathique... Mais bon c'est juste que je n'ai pas envie de partager mes émotions avec n'importe qui!

Par exemple, au boulot, au début, on devait me trouver pas mal effacée, sauf que maintenant ils doivent regretter le bon vieux temps! Parce que je dis ce que j'ai à dire, je dis "Non, no, nein, niet" quand il y a des trucs que je trouve stupides (je n'en suis pas encore rendue à dire que je les trouve stupides ces choses, je suis juste encore un peu diplomatique...)...

Bref, l'autre jour avec mon électricien et un de mes mécanos ben je regardais une lumière qui marchait plus (ouais je sais je fais des choses pal-pi-tan-tes!!!) et j'avais un stylo à la main sur lequel on peut cliquer pour faire entrer ou sortir la pointe, vous voyez? Le mien il s'appelle "Clic Stic" justement, on sait pas si bien dire... Ah voila c'est celui là même :

bicclicstic.jpg
Clic, clic, clic

OK on voit pas grand chose mais vous comprenez l'idée non?

Donc vu son nom je le clique de temps en temps... OK OK sans doute serait-il plus juste de dire que je le clique à mort. C'est comme ça que j'ai le pouce droit si musclé ce qui est très pratique pour... euh... cliquer mes stylos à la vitesse de l'éclair???

Tout le monde n'appécie pas, mon mécano m'a demandé si je pouvais arrêter... Euh oui je peux, mais je sais pas si je veux... ou si j'ai consicience que je peux, ou si je sais que je peux ne pas mais que je veux... peut-être? Bref j'ai fait de gros efforts qui ont du durer 5 minutes... après mon mécano est parti, ouf! L'électricien est resté... parce qu'il ne peut plus se passer de moi... et qu'il devait attendre que je signe sa feuille de temps pour éviter qu'il ait fait du bénévolat... Remarquez moi ça me gêne pas... et pour lui c'est certainement gratifiant le bénévolat sur le plan moral en tout cas!

Ça m'a rappellé la frangine qui faisait une présentation à l'université dans sa dernière sesssion... j'y avais assisté, elle était hyper stressée, et elle avait une baguette télescopique pour pointer les choses au tableau. Il y a eu quelques sifflements de la baguette dans l'air tellement elle y allait énergiquement... Et pendant les questions, tout le long on a eu droit à "grande baguette, petite baguette, grande baguette, petite baguette", trop drôle, le vieux et moi on s'était bien foutus d'elle une fois qu'on savait que c'était dans la poche (avant ça aurait été s'exposer à finir transpercer d'une petite baguette afûtée comme un poignard ou alors lacéré par une grande baguette ou... les deux!!! Heureusement depuis l'usage des pointeurs laser s'est répandu, en plus ça assouvit les besoins des fans de Star wars et des "Luke, je suis ton père!", tout bénéf!

baguette.jpg
À la fin de l'envoi, je louche!

Le docteur a parlé!

Je crois que j'ai diagnostiqué mon cas...

Je suis en manque...

En manque cruel d'affection!!!

Mais ça c'est pas le pire...

Parce que l'affection j'en ai, j'en donne...

Mais je suis en manque d'affection physique!!! Et là je parle pas de sexe, pas du tout! Je veux juste dire un contact humain présent et appuyé, une présence concrète, quelque chose du genre, et que mon joueur de hockey peut pas me donner (dommage parce qu'en ce qui concerne le reste ben "il" est plutôt doué, heureusement qu' "il" est là d'ailleurs!)

Ce constat me trouble beaucoup parce que si vous me connaissiez vraiment, vous sauriez que je ne suis pas fana des embrassades, accolades, hugs, calins, etc. à part avec quel;ques personnes triées sur le volet et encore là parfois je me fais violence pour ne pas paraitre froide et rigide!!!

Comment je m'en suis rendu compte???

Oh il y avait bien quelques indices ces derniers mois... Notamment avec l'autre crétin bien sûr... Ce besoin irrépressible que j'avais de lui prendre le bras quand on marchait, partie de plaisir tellement il était relax, et là of course c'est de l'ironie, parce que quand je lui prenais le bras il avait tendance à remonter le sien super haut ce qui devait être aussi confortable pour lui que pour moi, jusqu'à ce que complètement saoule en rentran à l'hotel à Paris en janvier dernier, je lui dise qu'il était pas "obligé" de faire quoique ce soit, même pas de me "donner" son bras, que je pouvais très bien le tenir sans son "aide". Ah oui cette engueulade (ou alors est-ce parce que je lui ai foutu la honte en parlant soit-disant trop fort dans le métro? Est-ce un motif de divorce?) a bien amélioré les choses... parce qu'il était nettement plus détendu après! Ah et puis si ça lui plait il a qu'à le dire, non? On en revient à la sacro-sainte communication comme j'en discutais avec if6 là...

Et puis il y avait aussi nos morning sessions où en gros on restait au lit jusqu'à des heures indécendantes (le matin le soleil régnait mais quand on se levait finalement vers midi, 13 heures, 14 heures, quand la faim nous y obligeait, le soleil avait disparu...) simplement à se caliner dans les bras l'un de l'autre... Il y a pas si longtemps ça m'aurait saoulé, une fois passe encore, mais TOUS les matins euh... Et ben en fait c'est certainement ce que j'ai préféré de mon séjour, c'était bien, c'était agréable, c'était intime, c'était doux, c'était lent, très très lent même, c'était bon, c'était confortable, c'était caressant, en un mot ou 2 ou 3, j'ai adoré! Que ça serve de préliminaires ou pas d'ailleurs... Ça me fait encore frissoner juste de repenser au premier matin quand on était encore face à face et qu'à un moment donné nos mains se sont touchées et qu'il a commencé à caresser la mienne d'un mouvement quasi imperceptible... Et qu'il s'inquiétait de mon confort, par exemple quand il avait sa tête posée sur mon bras...

D'ailleurs ma perplexité face à l'attitude par la suite du pauvre crétin vient pour beaucoup de ces "morning sessions". Parce que perso, je pense pas que j'aurais aimé me prêter à des telles séances avec quelqu'un pour qui je n'éprouvais pas grand chose... du coup je dois dire que j'étais assez confiante sur le plan d'un minimum de réciprocité... Faut croire que c'était sans compter certaines natures hypocrites masculines (ouais ouais je généralise... peut-être!), quoique la plupart du temps il n'y a pas gagné grand chose, à part peut-être une pipe ou 2 en bout de ligne. Pipes qui ont donné lieu à une des rares choses aimables qu'il m'aient dites quand on était à Paris, je vous traduis l'idée générale : "ah la pipe de ce matin c'était vraiment bien, est-ce qu'on pourrait remettre ça puisqu'il est super tard et qu'il est déjà demain?"

D'où une certaine confusion...

Mais bref là n'est pas la question!!!

Mais je m'en suis rendue vraiment compte samedi soir avec l'homme marié quand on était au cinéma... OK le film j'ai adoré même la 2ème fois... Mais à plusieurs moments, j'avais envie de... argh je sais pas si je peux vous le dire, j'assume pas! j'avais très très envie que l'homme marié me prenne dans ses bras, de me blottir contre son épaule et que sais-je encore! Évidemment je n'ai rien fait ni rien dit, parce que son imagination s'enflamme pour un rien et que là il se serait dit que c'était tout bon que ça allait se finir au lit, alors que j'ai juste envie d'être réconfortée et que comme je lui ai dit et répété maintes et maintes fois, aucune chance pour qu'on poursuive quoique ce soit à l'horizontale (même si je suis sûre qu'à la verticale ça ne lui déplairait pas non plus) (c'est pour ça que ça m'énerve quand je l'allume à mort, je peux pas m'en empêcher... Menfin le pauvre quand même il doit vraiment rien piger!)... Je me souviens en septembre on était allés au cinéma ensemble, juste avant que l'autre crétin vienne à Montréal d'ailleurs, et à un moment donné du film (un documentaire très intéressant sur la propagande aux États-Unis dans les 40 dernières années, plus ça change plus c'est pareil, reste à voir si le "Yes we can" d'Obama aura raison de ces pratiques soviétiques!) il avait insisté pour me prendre la main, ce que moi, pas très "touchy feely" comme je vous disais, j'avais pas voulu au début, mais qu'après j'avais bien aimé, il me la malaxait habilement (pourtant on repassera pour l'habileté chez lui...), ça m'avait calmée souverainement... alors que j'étais très stressée car le pauvre crétin arrivait le surlendemain je crois et que je voulais que tout aille bien... Pfffffffffffffffff! Gourdasse...

Heureusement, je n'ai rien dit à l'homme marié, je vous dis pas les films qu'il se serait fait. En plus comme à plusieurs moments il m'a énervée à parler super fort pendant le film pour dire des choses inintéressantes (genre que c'était pas un film à voir pour lui, sevré de cigarette, alors que tout le monde s'en allume à qui mieux mieux) (apparemment il fait la grève de l'alcool, la cigarette et le sexe, bizarre!), la honte quoi, surtout pour moi qui prêche et pratique le silence intégral au cinéma, ça m'a fait sortir un peu de ma bulle, du coup je suis convaincue que je dois trouver quelqu'un d'autre pour me serrer dans ses bras (musclés de préférence!).

Sceau d'approbation maternelle

Je vous ai dit que depuis jeudi j'étais l'heureuse propriétaire des bottes de mes rêves? Made in Québec en plus, qui dit mieux? Quoique vu le prix heureusement que j'en suis contente!!!

Bref hier je suis allée manger chez mes parents et j'Ai apporté les bottes en question pour les montrer à ma moman qui les a trouvées superbes (of course), en plus me faisant le pied petit (mouais), avoir l'air confortable et chaude (les bottes pas moi)... Elle rigole moins ne ce qui concerne le talon, 7 centimètres et quelque tout de même, ce qui me fait culminer à presque 1 mètre 83, soit la taille de mon papa!

mes bottes.jpg
Les miennes c'est les mêmes mais en noir de jais (là c'est gris)
J'adore les lanières autour.
Mes autres (vieilles) bottes sont marron avec plein plein plein de lanières!

Donc tout le monde est d'accord, c'est parfait!

C'Est peu mais c'est quand même un de mes rares petits plaisirs des derniers temps... C'est vrai, je ne me lasse pas d'admirer de mes pieds à mes mollets sous les coutures quand je les porte (dès que je rentre chez moi depuis jeudi en gros!)

Oh et chez mes parents j'ai vu que la numérologie me prévoyait des nouveaux défis et une motivation renouvelée au boulot... Euh si jamais j'avais besoin de confirmer que c'était du grand n'importe quoi la numérologie là c'est clair je suis convaincue!

Pas plus de 3...

Bon alors en rentrant de chez mes parents un peu plus tôt, j'ai entendu ça, des Trois accords, je crois que je vous en avais déjà touché un mot ou 2 (mais pas 3!).

Des paroles délirantes! J'adore le coeur à la fin, j'imagine l'enregistrement des paroles, ça devait pas être triste, car vraiment pas typiques des chorales, menfin de celles que je connais en tout cas...

Je chantais à tue-tête aussi dans ma tuture et là j'ai encore le refrain dans la tête!!! Argh!!!

Hmmmmmmmmm du coup je crois que je vais vous en mettre une autre que j'aime bien... je ne vais pas oser le 3 pour un vous en faites pas!



L’autre jour à Tokyo
Il a fait plus beau
Qu’en moyenne partout ailleurs

J’enlevai mon manteau
Il faisait moins chaud
En dehors qu’à l’intérieur

Montaient les fenêtres
Et le thermomètre
Ça me donnait des chaleurs

Sans aucun recours
Je dus opter pour
Dévêtir mon corps en sueurs

Tout nu sur la plage
J’étais tout nu sur la plage

Je ne faisais pas de monokini à Tokyo tout nu  (à Tokyo tout nu!)

Les résidents curieux
Rêvassaient un peu
En voyant mes tatouages

De cobras qui saignent
De dauphins qui se baignent
Dans le brun de mon bronzage

 

Quand je vois ton visage
Je pense à ton nom
Et à tes cheveux
Ils finissent exactement là où commence ton front  (fallait y penser)

Quand je vois des images
Je pense à des sons
J’ai vu ta photo
Tu m’as chanté des chansons

Jours après jours
Après jours après jours
Après jours après jours
Je répète les même mots

S’il-te-plaît
Ne t’en va pas
No-no-no-no-non

Quand je vois ton visage
Je pense à ton front
Et à tes joues
Elle finissent exactement là où commence ton menton

Quand je vois des nuages
En formes de ronds
C’est comme un collage
On dirait toi dans un ballon.

Loin d’ici
C’est loin en titi
(Rimouski c’est loin en titi)