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lundi, 26 septembre 2011

La crise

n'est pas toujours économique.

Ceci étant dit, hier, après ze crisis, nous sommes retournés au foyer où le jspq a passé 3 ans et demi. Nous y étions à notre dernier week-end ensemble en mars. C'est un peu à ce moment là que je me suis dit que je l'aimais un peu plus que bien.

Cette fois, le foyer n'était pas vide. Il a causé avec un éduc + 2 petits jeunes, comme lui, il y a non pas une dizaine d'années comme il le disait au début, mais plutôt 16-17 ans. Coup de vieux in ze face. Il a causé avec les 2 petits jeunes. Tu sentais bien qu'il voulait leur dire qu'ils pouvaient s'en sortir. Mais qu'il fallait bosser. C'était dit maladroitement, tu voyais qu'il était ému et peut-être un peu trop "donneur de leçons". Mais j'ai trouvé ça très touchant.

En fait, c'est ça, le jspq, je l'admire... Quand on voit ce qu'il a traversé, c'est étonnant qu'il soit comme il est. Et, malgré ce qui peut apparaitre ici, il le dit pas pour qu'on le plaigne. C'est très digne. Et il faut en déballer des couches avant d'atteindre le coeur du truc.

Il m'a émue aussi pendant la crise.

En gros, il me "menaçait" de me planter là, à la gare, avec une voiture dont je n'avais que faire. Et pour ça, moi j'ai fait ni une ni deux, dès qu'on est arrivé, je me suis cassée, sans me retourner. S'il y avait eu un train tout de suite, je le prenais. Fallait attendre 15 minutes alors je suis retournée vers le parking. Je me suis assise derrière une voiture à un endroit où je voyais que le coffre de la notre était ouvert. J'avais pas vu qu'il m'avait envoyé un sms me reprochant de partir sans dire au revoir au toutou. Heureusement parce que je lui aurais répondu "pauvre con" dans la foulée et je pense pas qu'il aurait aimé. Enfin encore moins. Et puis, après 5-6 minutes, il m'a appelée en me demandant de revenir. Ça m'a fait plaisir mais en même temps, j'ai résisté. Parce que je suis une tête de mule. Mais bon, il est resté calme. Alors j'y suis retournée. Et là, c'était bien. Parce qu'on a parlé... même s'il aime pas.

J'ai dit un peu tout ce que j'avais sur le coeur. Et lui, en fait, ce qu'il me reproche principalement, c'est ma façon de "m'exprimer" quand ça marche pas comme JE veux. Ce, à quoi j'ai répondu que forcément, vu que je sais pas ce que LUI veut s'il me dit rien... Ça m'a donc émue quand il a eu les larmes aux yeux 2-3 fois. Pas en causant de sa maladie. En parlant de "nous". Bref, c'est assez "souffrant" mais on avance. Par exemple, il a dit 2-3 fois que j'avais bien arrêté mon "terrorisme", du coup, il n'a plus peur de venir chez moi. D'ailleurs, quand j'ai dit qu'à mon avis, fallait qu'on se voit moins (samedi, on a fait les magasins pour lui, avec essayage de vêtements et rassurage de ma part vu qu'il est pas très bien dans sa peau, chose que je n'ai jamais faite avec un homme hormis avec l'hdmv, il y a plus de 15 ans! Plus "couple" que ça, tu meurs) (et en même temps, une chose qui a mis le feu aux poudres samedi soir, c'est quand il me disait, devant 2-3 personnes, que le nain au t-shirt vert arrêtait pas de me regarder (tellement subtil que j'avais remarqué, merci!) et que je devrais y "aller" tout en rassurant son public en spécifiant que ça allait, hein, que "j'étais pas sa femme"! Je l'aurais bien baffé à ce moment là, autant pour la suggestion que pour ses réserves.), il avait l'air pas super ravi bien que répondant "c'est toi qui vois".

Bref, encore un moment pas drôle mais je l'espère profitable et suivi par le retour sur les lieux de sa jeunesse (on a  fait 2 endroits, au 2ème il a dit à l'éducatrice survoltée qui nous a fait visiter qu'il aimait pas monsieur machin qui s'est trouvé être... le mari de la fille en question ;-) Pas gênant du tout même si elle l'a pas mal pris en apparence!)...

Ça fait du bien de résumer les choses ici!

Sans compter que, paradoxalement, je suis d'autant plus sûre de ses sentiments à mon endroit...

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