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dimanche, 15 mars 2009

BFC, la genèse en 5 actes - Deuxième acte : les retrouvailles en vacances - Scène 3

Deuxième acte : Juillet-août 2007 - Scène 3 : le mois d'août 2007

Mise en situation : BFC m'a tapé sur les nerfs par son grand enthousiasme (je peux admettre le manque d'enthousiasme, ce sont des choses qui arrivent, mais je n'accepte pas la tergiversation alors qu'il sait que moi je suis très emballée) et son don pour prendre des décisions rapides et claires... Du coup je rentre à Montréal bredouille après qu'il ait hésité entre 3 blondes et moi (et ouais il en faut au moins 3 de blondasses pour m'arriver à la cheville), choisi la facilité tout en maintenant un certain suspense (comme un vrai homme - voir le dernier paragraphe) et qu'il me bredouille de vagues excuses et regrets d'être une chiffe (j'allais écrire autre chose mais on va rester claaaaaaaasse) molle.

Bon vers l'aéroport, très déprimée j'étais, à cause de lui et de ses tergiversations, et parce qu'à chaque fois que je quitte Paris ben je déprime à mort et puis parce que c'était la fin (des haricots) des vacances quoi! Quoique ex-boulot ne m'était pas encore aussi insupportable qu'il l'a été par la suite... ça faisait même pas 3 mois dont 3 semaines de vacances, un peu jeune quoi! Au final, en bonne philosophe (!!!), je me suis dit qu'heureusement qu'il n'était pas venu à Paris, parce qu'à part mon samedi soir (qui me reste encore en travers de la gorge) (il m'avait envoyé un texto me disant qu'il espérait que j'avais pas été trop déçue qu'il vienne pas... j'ai haussé les épaules textuellement alors que j'en pensais pas moins), je n'avais pas une minute à moi et j'aurais fait quoi s'il avait été là? L'amener voir tout le monde, incluant ma famille? Bizarre potentiellement pour lui, les autres, moi! Zapper tout le monde pour lui? Ça encore, c'est mettre tous ses oeufs dans le même panier percé! On s'est échangé pas mal de textos jusqu'à mon avion, il m'a félicitée de ma persistence (et ma baffe, tu la veux?) en disant que d'habitude, vu sa non-communication, les filles se lassaient (non? tu m'étonnes là!) et me demande de lui envoyer un mail quand je serais de retour à Montréal pour qu'il sache que je suis bien arrivée (What the hell for??? je vous le demande) (il avait peut-être peur que je meure dans un accident d'avion, frustrée sous tous les angles par sa mollesse générale et que je revienne le hanter - houououou c'est moi le fantôme de presso!).

Ce que j'ai fait, of course! Ok j'avoue, ça doit être limite la première chose que j'ai faite! Sans doute que ma valise n'était même pas complètement défaite à ce moment là... (quoique je mets toujours vachement de temps à défaire ma valise, nostalgie des vacances oblige (à moins que ce soit par pur flemme, plausible aussi!)) Et là email fleuve (pour ses standards) où il me dit qu'il me doit quelques explications, qu'il aurait sans doute du m'appeler mais que ça aurait été trop simple. Ah ouais tiens, ça aurait été trop simple je trouve moi aussi! Donc il ne savait pas quoi faire... Qu'il voulait pas envoyer promener son ami. Mais qu'il aurait du parce que de toute façon il avait jamais eu de chance avec les blondes. Et le plus mignon dans tout ça (là je dois dire que j'ai craqué devant tant de ridicule dans l'interprétation des signes) (et après il ME reproche de surinterpréter), c'est que juste avant la date fatidique, il avait vu à la télé un show d'un certainJohn Paris (connait pas) (je viens d'entendre je sais pas qui chanter (mais pas Barbara) ''dans les rues de Paris'' dans ''Dis, quand reviendras-tu?''. Fort approprié... je suis trop forte, je trouvais que ça ressemblait à la Grande Sophie (à part pour la taille, le portrait craché de la niçoise!) et c'est bien elle!) qui jouait ou chantait un truc qui s'appelait ''Diving ducks''. D'où BFC tout troublé, pauvre chou, car ça lui a rappelé le Biodome (voir l'acte 1) et donc moi, en lien avec Paris. Évidemment il analyse les signaux mais fait rien du tout...

Cette hésitation me paraissant relativement positive, j'ai renouvelé mon invit' pour Montréal, en précisant bien que j'apprécierais qu'il m'épargne une valse hésitation de 150 ans de plus, parce qu'autant pour lui m'avoir suppliante à ses pieds ne devait pas être désagréable (j'ai été dans la situation inverse et on a beau dire, ça flatte légèrement l'égo dans le sens du poil...), de mon coté, je trouvais ça vaguement lassant de jouer le rôle en pure perte. Ça a duré une ou 2 semaines (en parallèle les vacances qu'il prévoyait prendre en septembre avec un ami étaient compromises, du coup il a compensé avec moi, ça je l'ai appris beaucoup plus tard, j'étais un bouche-trou (avec bénéfices marginaux potentiels à la clé, et on sait maintenant par ces temps de rendements rachitiques que c'est tout sauf négligeable!) quoi!).

À ce moment c'était les masters de tennis de Montréal (faut dire que BFC est un grand amateur de tennis... Quand je disais qu'il était propre sur lui, aucun mal à l'imaginer tout beau en blanc immaculé (ce qui ne me fait pas particulièrement fantasmer, ouf!) sur le court), Tommy Haas, tâcheron (!) allemand (mais que sur le coup j'ai beaucoup aimé... d'avoir perdu!), était arrivé en quart de finale je crois et a ensuite perdu. Je n'étais pas au courant ou enfin j'avais pas fait spécialement attention (toute à mon entreprise de séduction à distance) et là, stupeur!!!, il m'a annoncé que, vu le signe de l'allemand humilié, reparti la queue entre les jambes (!), piteux, il venait pour remplacer son compatriote!!! J'en revenais pas!!! Vive les signes!!! On m'aurait demandé de parier sur "mes" chances, je l'aurais pas fait, quoique ma cote devait être à 1000000000 contre un, donc j'aurais fait une fortune, argh!). J'avais vraiment du mal à le croire jusqu'à ce que quelques jours plus tard, 2-3 pas plus, il m'annonce ses dates exactes vu qu'il avait acheté son billet (déjà!!!) (et à grand frais) : il venait du 2 au 14 septembre!

Étrangement pendant ce temps j'ai gagné des billets pour le dernier film de Julie Delpy, "2 jours à Paris", ce qui m'avait fait tilt dans le genre "signes à interpréter". Je lui ai mentionné la chose mais selon BFC, ça n'en était pas un parce qu'il n'était plus question qu'il passe 2 jours à Paris mais 2 semaines à Montréal! Je mentionne au passage que j'ai été fort agréablement surprise par le film, un peu cliché sur quelques trucs (la française avec tous ses amants, les chauffeurs de taxi parisiens), exaspéré par les parents, les vrais de Julie delpy, mais j'espère qu'ils sont pas comme ça dans la vraie vie sinon je comprends pourquoi elle est partie aux États-U, mais insupportables ils sont, au secours! Par contre le film est très drôle... et assez allenien. J'ai pas regretté (j'y aurais bien emmené BFC s'il avait été là (et qu'il avait accepté que je le traine au cinoche annuellement!)) du tout ma soirée!

Entretemps, depuis que j'étais de retour à Montréal j'avais remis le couvert avec l'homme marié (plus ça change, plus c'est pareil!), pour me changer les idées du méga-pétard mouillé nommé bientôt BFC. Il m'avait appelé exactement comme il me l'avait dit le matin du lendemain de notre rencontre (à 6 heures du mat', j'étais de mauvais poil, je bossais à 7 heures, mais il a tout fait pour pas m'emmerder, ce que j'ai beaucoup apprécié (et à probablement fait en sorte que je lui donne mon numéro parce que le reste... bof!) remarquez, il avait intérêt à pas trop la ramener vu ses moultes tentatives de performance sur moi (autre pétard mouillé) (tiens ça me rappelle hier ça), mais à sa décharge je dois avouer que j'ai vraiment rien fait pour l'aider) (hier non plus, au contraire! Et ça a super bien marché en plus).

Nos retrouvailles avaient été vraiment super (peut-être qu'après tant de frustration BFCienne, n'importe quoi m'aurait paru génial, remarquez!) : dès le départ il a fait un sans faute. On se retrouve, limite il a la machoire qui tombe (c'est comme ça que je l'ai reconnu parce que bon on s'était vus qu'une nuit quoi) tellement il me trouve belle, bronzée, et j'en passe (et c'était très très surfait, je tiens à préciser (à part pour le "bronzée" vu que j'étais noire à cause de mes multiples ballades du matin. L'an dernier je suis pas faite prendre, en usant et abusant de crème solaire, histoire qu'on voit mes yeux un peu!)) (remarquez, le même cinéma il m'a fait hier, à part pour le bronzé parce que là je suis plus du genre "canne d'aveugle", et il n'y a pas à dire, c'est pas désagréable en période déprimante!). Bref, très bonne soirée et nuit vraiment bien et très agitée, limite trop même, le matin, j'avais du mal à marcher! Mais j'étais de bonne humeur et comme il m'avait dit qu'il était au chômage, je l'ai invité à bruncher pas loin de chez moi. Mal m'en pris parce que les semaines suivantes il a pris mon frigo et mes bouteilles comme les siennes et je peux vous dire que ça défilait! (Au moins hier c'était tout à ses frais, une bien maigre compensation mais quand même) Sauf que les fois suivantes, les nuits étaient très très bof... et qu'il faisait pas grand chose pour améliorer la situation, malgré mes euh... recommandations!

Alors ouais, après 2-3 nuits, lui l'estomac plein et les chiffes (si vous me suivez d'il y a quelques notes) vides et moi le frigo vide et euh ben pas grand chose d'autre, ça m'a vite saoulée! What a timing, juste là BFC m'annonce la bonne nouvelle, alors j'ai coupé court et c'est là qu'il m'a annoncé qu'il était marié (hénaurme surprise!!! Surtout vu sa grande disponibilité, pas de problème pour lui de passer la nuit chez moi plusieurs fois...) comme si ça aurait pu me faire changer d'avis (???)... Super bizarre soirée, je dois dire que j'y croyais pas, j'ai pensé d'abord que c'était une blague, du coup on a quand même remis ça, histoire de vérifier si vraiment il y avait rien à faire, et ouais vraiment, rien à faire! Donc le matin je lui ai dit en gros que j'espérais qu'il avait apprécié la chose (moi pas) parce que ça avait été la dernière fois (enfin les 3-4 dernières fois! Une telle santé chaque nuit pour un résultat aussi décevant, moi je dis remboursez!) parce que bon hein il était marié (et je plaignais sa femme) (je me demande si c'était pas cette fois qu'il m'avait dit que quand il s'était tapé sa femme le matin même, ah oui sûrement vu que plus rien ne s'était passé entre nous ensuite, elle était très contente alors qu'il comprenait pas de quoi je me plaignais, trop romantique non?) et que BFC arrivait dans 3 semaines!!!

On s'est vus quand même relativement souvent par la suite parce que je l'aime bien (surtout c'est quelqu'un dont je peux me moquer "gentiment" (parfois je suis quand même hyper vache) en toute impunité, et il en redemande! J'aime bien exercer mon coté sadique de temps en temps) mais, en tout bien, tout honneur, malgré moultes tentatives de sa part, et franchement je me demande encore pourquoi tant d'enthousiasme réservé exclusivement (???) à moi??? (Ça comme disait euh? Romain je crois, on ne sent pas l'enthousiasme de BFC, mais celui de l'homme marié il est bel et bien là alors que je m'en passerais sans problème!Le birman aussi était clairement enthousiaste! Visiblement, je préfère quand c'est l'inverse... enfin dans ce cas bien particulier seulement, heureusement!) C'était un peu comme hier d'ailleurs... d'ailleurs hier c'était la redite intégrale d'une soirée qu'on avait eue dans cette période bizarre, à part pour la conclusion... J'aurais du rejouer la scène telle quelle, ça m'apprendra à vouloir faire dans la nouveauté!

À partir de l'annonce de la venue de BFC, je suis entrée dans une période frénétique, délirante, impatiente et super stressante parce que je me demandais ce que sa venue impliquait vu certains emails pas clairs... Alors qu'il me semblait bien avoir dit clairement et noir sur blanc que bien que je n'attende pas une demande en mariage (je tiens à tester la marchandise plus d'une fois avant de toute façon, on est jamais trop prudente, la preuve l'homme marié) mais que je ne comptais pas me contenter de simplement jouer aux dominos.... Bref j'avais parfois des doutes sur la tournure que ça prendrait... Un cap avait été franchi, en gros il ne m'écrivait plus de son email du boulot mais de son email perso (que pas grand monde a... parce que monsieur ne veut pas être fiché sur le net (quel intérêt ça aurait qu'il le soit? je vous le demande) (mais c'est pour ça qu'il ne serait pas ravi de voir sa photo ici, héhéhé) (et que j'ai pensé lui créer un profil Facebook illustré) (argh je suis machiavélique!)), la grande intimité, quoi ;-), et plus souvent (alors que j'avais rien demandé, je précise), il m'a même envoyé un mail ou 2 le week-end alors qu'il avait pas d'ordi!

Bref tant bien que mal, on arrive au 2 septembre... et à l'acte 3! Il est bien cet acte, c'est là qu'on a le crescendo, et ensuite paf, la dégringolade! Mais comme pour le moment j'ai rien écrit du tout, va falloir patienter!

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Tiens je viens de relire un email de BFC (complètement par hasard, je cherchais une adresse donnée par mail par meilleure amie) (non mais ho, je vais pas me justifier auprès de vous?) (mais je ne passe pas (toute) la journée à relire ses vieux emails) (parce que toujours no news) (et je l'ai toujours pas appelé non plus) quand je lui avais annoncé que je venais à A*** (voir Acte 2, scène 1) et voila ce qu'il me dit : "Do you already have a plan which things you want to see when you're in A*** (besides F*** (la ville où meilleure amie et son mari étaient en train de s'installer brièvement) and me ;-) )?" alors que je n'avais pas émis une seule fois le souhait de le voir, je lui donnais seulement mon emploi du temps des semaines à venir! Alors ok BFC argumenterait qu'il y a eu l'usage du ";-)" donc que c'était une blague, hahaha qu'elle est bonne, non?

Un autre truc qui m'a fait rire et montre son esprit fort nuancé :

"I didn't watch too much, 'cause the movie was a little bit sad, about rape and murder, but not that action/thriller kind of movie (for men) more that drama/feelings kind of movie (for women). "

Il parlait d'un film québécois "Elles étaient 5" qui parlent de 5 amies de 16-17 ans qui partent dans une maison de campagne et pendant le séjour, 2 se font violées par un sale type et l'une des 2 est assassinée. On voit ensuite les rescapées qui se retrouvent à la fin de la vingtaine. J'adore sa façon de dire qu'une histoire de meurtre et de viol pour hommes serait avec de l'action et du suspense alors que pour femmes c'est du drame, etc. Ouaip je pense que ça en dit long sur lui en fait! Mais en relisant cette phrase j'ai quand même éclaté de rire... Incredible... Au moins quand je lis ça j'ai moins de regrets!

vendredi, 13 mars 2009

BFC, la genèse en 5 actes - Deuxième acte : les retrouvailles en vacances - Scène 2

Deuxième acte : Juillet-août 2007 - Scène 2 : les dernières semaines de juillet

Mise en situation : ben voila après des semaines culturellement et musicalement enivrantes, je pars (enfin) en vacances!

Bon le départ... puis l'arrivée à A***. On allait manger quelque part avec des potes de la frangine et BFC devait nous rejoindre, en confirmant plusieurs fois... Of course, il m'a fait faux bond, j'étais déçue, encore plus parce que j'étais crevée, décalage horaire oblige, ça s'annonçait ''bien''. Le lendemain, il a croisé la frangine l'air couillon, elle lui a dit vachement méprisante de me le dire à moi. Du coup, texto 5 minutes après, où il me dit qu'il avait trop bu avec son cousin ou je sais pas qui et donc était arrivé après notre départ. Comme on avait un autre resto le soir, je lui propose de nous rejoindre. Donc le soir, il arrive. Ça me fait un choc, je le reconnais à peine. Mais bon on discute pas mal (parce qu'il ne connait pas bien les potes de la frangine et c'est un grand timide), c'est sympa mais sans plus quoi. On se revoit le soir suivant, toujours aussi sympa. Le lendemain, la frangine et moi partons passer 2 jours aux Pays-Bas mais on doit aussi aller aux feux d'artifice de C*** le samedi, lui aussi. On se propose de s'y retrouver.

Le voyage aux pays-Bas se passe plus ou moins bien parce que la vie sentimentale de la frangine est aussi tordue que la mienne. Du coup, quand on rentre elle veut plus aller à C*** parce qu'elle est fatiguée. Je fais la gueule parce que le programme c'est en gros on va se coucher tôt alors que c'est samedi et que je suis en vacances... je trouve ça déprimant!!! J'envoie un texto à BFC lui expliquant la situation, il dit en gros ah dommage, on se verra une autre fois. Cinq minutes plus tard, autre texto qui commence très exactement par ''Stupid idea but...'', en gros il me dit que si je prends le train de telle heure pour C***, il laissera les amis chez qui il était (wow le sacrifice pour moi!), viendrait me chercher à la gare et m'ammènerait là où il faut à C***. Je dois dire que je tombe à la renverse de tant de sollicitude et d'esprit de sacrifice (se passer de ses amis pour moi?), j'en reviens pas de tant d'initiative, la frangine non plus, bref on fait comme ça. Soirée très sympa, jolis feux d'artifice qu'on voit à travers les feuilles d'un arbre (original), puis périple pour attrapper le dernier train, il me ramène chez la frangine et là franchement, j'ai très très (trèèèès) envie de l'embrasser (alors que les jours précédents pas spécialement, tout a commencé ce soir là pour moi...) mais il est trop grand et je sais pas trop à quoi m'en tenir et je repars dans 3 jours... Le lendemain, on va prendre un verre avec la fragine et lui, la frangine rentre pas tard, il reste avec moi jusqu'à pas d'heure et là encore, j'hésite, je tergiverse, bref rien, aaaaargh! Visiblement il m'aime bien (ou il est maso) mais bon.

La veille de mon départ, un lundi soir, meilleure amie (MA) vient me rejoindre à A***, cooool. La frangine, hyper stressée, part pour le boulot en Croatie l'aprem en me disant de pas ramener de garçon chez elle, déjà qu'elle n'est pas contente que je sois seule chez elle et encore moins que MA soit là aussi (parfois la frangine est hyper sympatoche, faut reconnaitre!), oui maman! MA et moi on se ballade et je demande à BFC où était un resto dont il m'avait parlé la veille. On s'y donne rendez-vous. MA et moi on est en avance et on carbure aux cocktails, MA, déjà exubérante à jeun, ne se tient déjà plus très bien. Là, BFC débarque... Selon MA, il s'illumine à ma vue, je trouve aussi mais on se demandera bien pourquoi par la suite.

Là une super soirée démarre, à coups de tapas, de cocktails, etc. On rigole bien. Puis on déménage dans un bar branché et on passe à la bière. La conversation dérape, MA dit qu'il devrait venir à Paris où on devait se retrouver toutes les 2 après mon séjour toulonnais. L'année dernière, BFC m'a dit que c'est là qu'il avait remarqué qu'il y avait quelque chose de plus de mon coté, parce que je l'avais regardé d'une certaine façon (???) et que j'avais rien dit (ça, c'est clair que c'est pas normal). Ensuite on voulait aller danser, lui voulait rentrer (il bossait le lendemain) (mais j'ai par la suite appris qu'il se faisait régulièrement des lundis à l'Apollo, salaud!), ça m'a énervée alors on s'est dit bye sans cérémonie alors qu'on était pas censés se revoir avant jamais (?) (surtout parce que je faisais la gueule) (MA me suggérait de l'embrasser mais j'aime pas avoir l'impression de forcer qui que ce soit, je lui ai fait la bise et basta), je pars sans me retourner mais en fulminant, et voila.

On est reparties MA et moi sous la pluie en discutant de BFC sans bien comprendre son attitude (a posteriori, c'est clair, il en avait rien à foutre de moi), jusqu'à tomber sur un couple (mais pas un vrai couple il semblait par la suite... pas trop saisi leur relation) qui sortait d'un resto turc et nous a dit que ça ne se faisait pas de rentrer si tôt (ben voui il était que 1 heure ou 2 du mat'!), ils étaient sympa, on a discuté, le type s'appelait René, je lui ai raconté mes déboires, il m'a dit qu'il comprenait pas du tout BFC, juste ce qu'il fallait pour me remonter le moral sur le coup, alors on les a suivis bras dessus bras dessous à l'Apollo dans l'escalier duquel je me suis glorieusement ramassée, ce qui m'a plus fait rire (même si j'avais super mal au cou, au dos, aux coudes et au cul!) que les gens autour, dont le pauvre René qui avait essayé de me récupérer et surtout MA qui me voyait déjà paraplégique! En arrivant, une fois l'effet de ma chute dissipé dans la fumée secondaire (plus l'habitude de ces odeurs de cigarette dans les lieux publics) et les vapeurs éthyliques (tant que c'est pas méthylique ça va quoi) MA a envoyé des textos à BFC sans ma permission en lui disant de venir etc. Elle a un peu charrié même, la teuhon (pour moi!)! Ça je peux même pas vous le raconter, c'est dire! Du coup texto de BFC qui me demande comment j'ai pu donner son numéro à MA et qu'il allait dire à la frangine qu'on avait fait la fête chez elle... Une heure ou 2 plus tard on rentre car on doit se lever ''tôt'' pour le train.

Lendemain matin, branle-bas de combat, on se précipite à la gare tout en s'interrogeant sur la veille. je fais une croix sur BFC, quand je reçois un texto (heureusement que ça existe) (ou pas) où il dit qu'il a failli venir nous rejoindre. Ben voyons! Je réponds ''grand parleur, petit faiseur!'' et là il me dit que je ne connaissais pas les trucs pour lui faire faire ce que je voulais. Ouais ouais bref, quelques échanges stériles, je réitère l'invit' pour Paris néanmoins.

Je passe une semaine à Toulon, c'est idyllique, enfin sauf les 2 jours où la frangine me rejoint, elle fait la gueule à cause de son hollandais (et parce que je suis un peu trop cash pour la juger) elle veut rien faire à part de la plage alors que moi je veux parcourir Porquerolles à vélo ou mitrailler les Grands voiliers. Quelques textos de BFC que je sens légèrement tenté par Paris, du coup j'insiste!

 

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J'aime bien cette photo par moa du Amerigo Vespucci, si je me trompe pas...

J'arrive à Paris, retrouvailles avec MA, on va chez ma  cousine favorite, c'est chouette, même si elle me fait honte un peu. Du coup mes cousins me demandent toujours de ses nouvelles ;-) D'autant plus que la fille de ma cousine a presque convaincue MA de vouloir des enfants, ah oui elle est trop mignonne mais c'est une peste en vrai, j'ai pratiqué la bête il y 3 ans je crois, j,en suis partie en me disant qu'il y avait des claques qui se perdaient! Ensuite, comme d'hab, j'ai un emploi du temps surbooké entre cousins, cousines, amis, oncles, tantes, etc (j'ai fait fort cette année j'ai vu presque tout le monde dont un cousin que j'avais pas vu depuis au moins 5 ans), c'était chouette! Pour mes 3-4 derniers jours je suis chez ma cousine favorite et son mari vu qu'ils sont sans enfants (ils partaient à Toulon avec ma tante à peine 2-3 jours après moi), première fois que je dors dans un lit mezzanine d'ailleurs! J'avais peur de m'assomer au réveil vu le plafond pas si haut...

Pendant ce temps je travaille encore BFC au corps, il hésite, il hésite, argh! je lui propose de venir pendant mon dernier week-end (en plus mes hôtes sont pas là), il hésite entre un de ses amis qui vient avec 3 blondes et moi... Ah oui sympa, j'avais envie d'avoir tous les détails de qui il va se taper à la place! Il choisit la facilité of course (et là je ne dis pas que la blonde est facile! En tout cas, pas plus que moi...), donc pas moi... et du coup je passe mon dernier samedi toute seule (mais je me ferai hachée menue plutôt que de lui avouer que j'avais plus ou moins réservé ce temps là au cas où!) à regarder Charlie et la chocolaterie, palpitant (déception même... J'ai pas trop aimé!)! En tout cas, pénibles ces hésitations incessantes... Je me suis même forcée à lui dire noir sur blanc que je n'attendais pas quoi que ce soit de très terrible ou désagréable pour lui, comme une demande en mariage?, que potentiellement passer un week-end agréable, au cas où ça n'est pas été clair initialement!

jeudi, 12 mars 2009

BFC, la genèse en 5 actes - Deuxième acte : les retrouvailles en vacances - Scène 1

Deuxième acte : Juillet-août 2007 - Scène 1 : début juillet

Mise en situation : Je ne sais pas pourquoi mais j'ai pas encore dit au futur BFC que je venais passer presque une semaine dans son coin pour voir la frangine (surtout)... Quelques jours avant mon arrivée, c'est le Festival de Jazz de Montréal (qui marque maintenant le début de la saison estivale, vu qu'on a plus le Grand Prix qui était le départ de la saison des festivals... à moins que ce soit mon anniversaire? Faut dire que le Grand Prix était toujours situé à plus ou moins 3 jours de la date fatidique pour moi (surtout cette anéée!))

Le Festival de Jazz 2007 a été particulièrement mémorable : un méga-show de Manu Chao au parc Jean-Drapeau le premier juillet, un show gratuit de Rachid Taha sur le site du Festival le 8 juillet et celui de Pierre Lapointe un peu plus tard (ah non ça c'était les Francos!). AH oui j'avais aussi acheté le dernier (l'ultime) billet pour Jamie Cullum!!! Et soyons fous, j'étais allée voir un autre show payant, comment il s'appelle déjà? Un pianiste canadien, un pote de Feist, assez bizarre son show d'ailleurs mais pas mal... Ah oui Gonzales!!! Je viens de faire la recherche sur google sinon je l'aurai pas trouvé, je pensais à un nom hispanique et j'arrivais à Sanseverino... Rapport??? Bref l'été 2007 a été mémorable musicalement (mais pas que!).

Le premier juillet, je vais voir Manu Chao avec la niçoise (demain c'est Tomas Jensen, youpi!). Après la pluie, le beau temps pourrait résumer la chose. Avant Manu il pleuvait, quand Manu se préparait on avait un arc-en-ciel et dès qu'il a mis le pied sur scène le soleil est sorti pour nous faire un somptueux spectacle en se couchant derrière la scène! Grandiose ce ciel orné de voiles roses, oranges, jaunes, les photos que j'ai faites avec mon cell sont pourries mais tant pis...

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Si ça c'est pas un bel arc-en-ciel...

La niçoise et moi avons dansé pendant 2 heures 30 en bavant sur Manu Chao et son guitariste (pas mal le guitariste!) après avoir roulé des mécaniques pour ne pas être trop loin de la scène (sans compter faire pipi dans les ''bois'' pour la niçoise à même pas un mètre de distance d'autres vessies impatientes vu qu'ils avaient pas prévues assez de toilettes), plus le feu d'artifice du premier juillet (fête du Canada, chose que je ne fête jamais (moi je fête que la St-Jean, fête du Québec) mais je profite du jour férié quand même, c'était bien la première fois que je voyais les feux d'artifice) vu qu'on attendait que le gros des gens arrivent au métro. Puis départ sur la rue St-Denis pour trouver un bar ouvert (ok c'était dimanche mais le lendemain c'était férie pour tout le monde), même les 3 brasseurs et leur super terrasse fermait à 23h 30, le St-Sulp était désert (et c'est tellement grand que c'en est déprimant tant on se sent seul au monde), nous avons marché (et croisé ex-coloc et sa clique endormie, zavaient vraiment pas l'air aussi euphoriques que nous!) et finalement atteri au Zaaaaaaaaz où on a dansé jusqu'à la fermeture (et donner une leçon de français à un albertain (avocat pour les sables bitumineux, quelle horreur!) qui ne savait dire en français que ''Je m'appelle Sasha'' et ''J'aime les 69!'' entrecoupés de ''i'm very shy'' (ah vraiment?) ''you're very beautiful, i don't know which one to choose!'' (t'inquietes, c'est tout vu pour nous!).

Bref je suis rentrée à 4-5 heures du mat', avec aucune envie de dormir, j'ai écrit des emails euphoriques pour raconter le tout à la frangine, à meilleure amie et à... futur BFC! Où je lui disais en gros ''j'aime les guitaristes!!'' mais de façon plus enthousiaste, beaucoup plus enthousiaste même, le tout truffé de fautes de frappe due à mon taux d'alcoolémie élevé. Je sais plus pourquoi mais j'ai appelé la frangine où elle a pu gouté mon enthousiasme de vive voix et qui a exigé de lire l'email de BFC avant que je l'envoie et m'a traitée de folle à sa lecture (je ne me contentais pas de lui dire qu'il ne devrait pas négliger l'attraction sexuelle du guitariste sur les foules (et sur moi, menfin là je parlais pas vraiment de son effet sur moi)!) (apparemment pour lui ça ne fonctionne qu'avec moi), je racontais entre autre le lever du soleil). Bref tant pis, j'ai envoyé, car j'annonçais aussi mon arrivée 10 jours plus tard. Réponse amusée de BFC qui trouvait que ça se lisait que j'étais complètement paf!

 

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Avant le lever du soleil il y eut le coucher du soleil, c'est logique! Et on voit un guitariste aussi!!!

Pour la petite histoire, c'est au concert de Rachid Taha, une semaine plus tard, que j'ai rencontré l'homme marié, qui m'a un peu forcé la main pour finir chez moi et là tout ce qu'on peut dire c'est "tout ça pour ça". Mais bon comme je stressais un peu (à l'idée de revoir BFC???), ça m'a donné confiance en certaines de mes capacités, disons. Je n'avais aucune intention de le revoir mais il a insisté (et je suis faible), du coup il m'a dit qu'il me rappellerait dans la semaine où je rentrais à Montréal (parce que je prenais l'avion 2 jours plus tard). J'avais oublié complètement, mais il l'a fait le bougre! Et là il m'a servi à passer ma frustration des événements BFCiens... L'homme providentiel quoi!